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mardi 9 juin 2009

A la découverte du pulque: Puebla 2 eme partie (voir 1ere partie plus bas)

Voir 1ere partie de Puebla en-dessous du texte de l´anniversaire de Cyrielle (dédicace guindoulous)...

Le bilan de ces 3 jours passés à Puebla est plus que réjouissant. J´ai eu de la chance, Rayo qui était en vacances pendant une semaine en a profité pour me faire visiter la ville de Cholula et ses qulques 40 églises. Nous avons également beaucoup discuté ensemble du projet. Étudiante en anthropologie, j´ai eu le plaisir de partager son point de vue qui était différent du jugement habituel vis à vis du projet. Elle n´a pas eu peur de critiquer certains côtés. J´étais content au bout du compte que nous nous accordions sur la plupart des moyens d´aider les pópulations indigènes. Riche de plusieurs expériences passées dans l´état du Chiapas, Rayo m´a donné le nom de plusieurs contacts qui pourraient être intéressants.


La fabuleuse église de Cholula perchée sur la colline qui a enfoui des ruines aztèques, les espagnols après la colonisation ont fait bâtir l´église sur les ruines....

Voici un restant des ruines (l´église se trouve bien au sommet)

La vue du haut de l´église.


Nous passons notre première journée à arpenter les rues formant le quadrillage qui caractérise la ville de Cholula. Je goûte également au chocolat local, un délice fait à partir de cacao et de maïs.

Le soir, nous nous retrouvons tous autour de la table. La famille de Rayo est vraiment extraordinaire, on ne pourrait imaginer une famille plsu chaleureuse. Tout est prétexte à me faire découvrir une nouvelle pratique culinaire, une nouvelle forme d´artisanat typique de la région... Sa mère m´offre même une rose en porcelaine en guise de souvenir.




Cela se déroulera ainsi pendant 3 jours. Comme le dirait Jesus (excellent prof d´espagnol) si tout le monde avait la possibilité d´aller faire un tour en Am. centrale, l´amabilité, l´accueil, le contact humain auraient une plaus grande place dans nos sociétés occidentales. Finalement, je me dis que c´est aussi ce qui rend si unique le voyage en tant que tel!




Je finis mon escale à Puebla par la visite d´une fabrique de pulque. Le pulque est la boisson alcolisée locale par excellence. Elle existe depuis la nuit des temps et on ne la trouve que dans les fameuses pulquerías. L´embouteillage est très rare et il efface ce qui donne au pulque son caractère inoubliable.

La fabrique de pulque.



Pour ceux qui ne connaissent pas, le pulque est extrait ou plutôt aspiré du coeur du maguey (une espèce de cactus). De là ressort ce qu´on appelle l´agua miel. On laisse fermenter l´agua miel une quinzaine de jours, c´est ainsi qu´on obtient le pulque. Son goût ressemble étrangement à celui de la chicha (boisson répandue en Amazonie en Equateur qui provient de la fermentation de la yuca). Dans un cas comme dans l´autre, la boisson fait partie de la culture des indigènes et est censée donner de la force pour travailler dans le champ.

Un champ de maguey (le cactus d´où est extrait le pulque).


Récemment on est mêne allé jusqu´à me dire qu´elle avait des vertues aphrodisiaques. En ce qui me concerne, plutôt que de m´exciter, boire 2 verres sous un soleil de plomb m´a donné les tournis.

Nous sortons donc de la fabrique de pulque tous un peu affectés puis nous rembarquons dans le van pour nous rendre au premier resto du coin (sans oublier de prendre avec nous 10 litres de pulque, la quantité sera t'elle suffisante?). Une fois de plus, on me peaye un vrai festin et quand je refuse, on m´en sert davantage...

En sortant du restaurant, j´ai du mal à mettre un pied devant l´autre tellement mon bide est rempli, la campagne ca vous gagne!


Le départ pour San Cristobal, Rayo et sa famille.

lundi 8 juin 2009

Bon anniversaire soeurette!

Bon anniversaire soeurette!!! Je t´écris de San Cristobal (mon blog est un peu à la bourre) dans l´état du Chiapas à l´extrême Sud du Mexique. C´est plutôt bonne ambiance comme tu peux le voir. Là depuis une semaine je suis hébergé par un allemand super cool de couch surfing et on fait pas mal de soirées. C´est aussi pour moi un bon endroit pour démarrer les recherches pour le projet vu que c´est l´état avec la plus grande concentration indigène du Mexique et qu´il y a pas mal de projets et d´organisations dans le coin.

Bon pour l´occasion, les gens se sont lachés très spontanément rien que pour toi, tu trouveras donc dans cette vidéo:

- un cul de français
- un cul de belge
- un cul d´anglais
- un sein d´une anglaise

Des mexicains, américains, allemands, canadiens, français, belges... qui te souhaitent un bon anniversaire!!!

Gros bisous!!!

jeudi 4 juin 2009

Puebla 1ere partie

Gina m´a accompagné jusqu´au terminal d´autobus ce matin. Je lui fais mes adieux et lui donne rendez-vous en septembre à Montréal. Deux courtes heures de bus me permettent d´avancer dans mon récit. Je suis censé arriver à Puebla, ville qui porte aussi le nom de l´état situé au Sud-Est de la capitale.

Une fois arrivé, je prends un mini van qui m´emmène directement au centre ville. De là je passe directement un coup de fil à María, sa maison est ma prochaine destination. Celle-ci se propose de me rejoindre à la place centrale, le Zócalo. Je flâne un peu devant les églises et les divers édifices coloniaux avant de rejoindre la fontaine censée être notre lieu de rencontre. Je n´ai qu´un vague souvenir de son visage que j´ai vu très rapidement sur internet. Ainsi je dévisage tout le monde sur la place afin de la reconnaître. Je souris un peu à tout le monde manquant de saluer la mauvaise personne et je mets mon sac à dos bien en évidence...

Enfin la voilà! Nous repartons chez elle sans plus attendre pour que je puisse déposer mon attelage. María ou plutôt Rayo se propose de me faire visiter la ville.



Début de la visite accmpagné de Rayo


Le marché de Puebla haut en couleurs...


Nous pénétrons dans le palais municipal, à l´étage se trouve le salon francais. C´est une splendide salle de réception réalisée à l´époque de Porfirio Diaz, le fameux dictateur de la fin du 20eme siecle. Ce dernier, en tant que grand admirateur de l´architecture francaise a fait bâtir tout un tas de monuments de style francais.


Cette salle est aussi connue car c´est du balcon que chaque année le maire de la ville crie le fameux "viva méxico". Je ne puis m´empêcher de faire de même perché du haut du balcon en m´adressant aux passants. Je rajoutai même un vive la France un tantinet provocateur alors que je me trouve dans un des lieux de commération de la victoire mexicaine sur les troupes françaises le 5 mai 1862.
Rayo m´emmêne cette fois-ci chez sa grand-mère qui habite la maison d´en face. Toute la famille est réunie. Autour de la table, on trouve deux oncles, deux tantes, son frère, sa cousine, sa grand-mère... Je les salue un peu intimidé, mais tío Alejandro va vite me mettre à l´aise.


Rapidement intégré dans la famille, on me surnomme "pariente" = membre de la famille...

Ni une ni deux, il commande une bière, "blonde ou brune?" me demande t-il avec le sourire. Le petit frère de Rayo, Paco, s´exécute et part chercher une corona en courant. Ensuite, tío Alejandro m´assène de questions et m´apprend tout un tas de trucs sur les mexicaines, il n y pas de doute, tío Alejandro en connait un rayon sur la question... Apparemment, il faut à tout prix que je visite Guadalajara, c´est là que se concentrent les plus belles femmes selon ses dires. De temps en temps, sa femme réplique en lui donnant un petit coup de pied sous la table lorsqu´il s´enflamme trop sur les mexicaines.
Puis tío Alejandro qui décidément tient une forme olympique veut que je lui apprenne quelques insultes en francais. Je me mets à le traiter d´enculé et de connard tandis que lui me traite de cabrón et de pendejo. De son côté il essaie de répéter les termes sans succès, la scène est hilarante!




Un nouveau fou du gandiou...


Tío Alejandro dans son atelier...



On me demande si j´ai mangé, je réponds par l´affirmative mais on me sert quand même toutes sortes de tacos. Décidément je sens que je vais me plaire ici...

jeudi 28 mai 2009

Gina et son accueil chaleureux

La soirée un peu trop arrosée du vendredi soir...



J´obtiens enfin une réponse sur le site de couch surfing. Une dénommée Georgina plus connue sous le nom de Gina. Elle vient me chercher jeudi soir à la station de métro centro médico. D´apparence dynamique, cette jeune femme de 31 ans regorge d´énergie. Avec elle, on ne s´ennuie jamais, elle a toujours quelque chose à raconter. Ensemble, nous eûmes de longues discussions jusqu´à tard le soir. A travers ses propos, j´ai pu me rendre compte du paradoxe caractérisant les mexicains. Ces derniers sont à la fois de grands fêtards et de grands travailleurs. En effet, ici, les horaires sont bi9en plus flexibles qu´en France et il n´est pas rare de faire une journée de 10h de travail. Le contrat de travail de Gina par exemple stipule qu´elle doit travailler de 9h00 à 18h00 comprenant 2h de pause pour le repas. S´il est vrai que son patron l´autorise à arriver en retard et qu´elle ne se gêne pas pour en profiter, elle ne termine généralement jamais en dessous de 20h00. Et pas question de payer des heures supplémentaires. Le fameux 35h/semaine et "travailler plus pour gagner plus" en ferait rire plus d´un ici... Pire, lorsque j´aborde le thème des congés, Gina est effarée de voir que l´on nous paye jusqu´à 5 semaines de vacances par an. Ici, on parle plutôt d´une semaine, 10 jours à conditions d´avoir une certaine ancienneté. De plus, Gina travaille pour le gouvernement, on est en droit de se questionner sur le contenu des politiques de travail dans le privé.

De fait, si le Mexique m´est apparu comme un vrai paradis sous plusieurs angles, la législation du travail peut parfois à désirer. Et ce, sans parler des quantités de personnes qui travaillent tous les jours dans divers marchés et malgré tout peinent encore à subvenir à leurs besoins quotidiens et qui n´ont bien évidemment pas d´accès aux soins de santé ni à l´éducation pour leurs enfants. Pendant ce temps, je viens de lire qu´en France se prépare un grand mouvement de grève de la SNCF, quel changement! Même si la situation est difficilement comparable, force est de constater qu´il est parfois facile de se complaire dans certaines injustices...

Malgré de longues journées de travail, Gina se lève à 6h du matin pour aller courir et se couche à minuit pour m´abreuver de tequila, je dit chapeau! Le vendredi soir, à la veille de mon départ, je lui proposai de sortir boire un verre dans le quartier huppé de la Condesa. Elle accepta immédiatement. Je fus présenté à Beto, un de ses meilleurs amis. Beto est l´archétype du mexicain bon vivant. Un peu gras, souriant, il ne lésine pas sur les blagues.

Avec le brouhaha dans le bar, je ne comprends pas tout ce qu´il me raconte, alors je souris bêtement, ce qui a l´air de lui plaire. Ancien gros buveur, cela fait 19 jours qu´il n´a pas touché à une goûte d´alcool. Il est encore loin d´attendre son objectif de 2 ans de sevrage comme il se doit de le réaliser. Il l´a juré devant le seigneur. C´est ainsi qu´il me tend une carte: au recto, une illustration de la vierge, au verso, un contrat stipulant que Beto s´engage à ne plus boire pendant 2 ans à partir du 3 mai 2009.

De mon côté, j´en suis à ma troisième tequila pure. Gina a eu la bonne idée de nous offrir une bouteille de José Cuervo, apparemment un bon cru. On m´explique que la meilleure tequila est celle qui a un ton jaunâtre mais qui est suffisamment transparente, c´est comme l´urine selon le dicton local! Si ta pisse est claire, c´est synonyme de bonne santé: SALUD! S´entame ainsi mon 4eme verre, la soirée va être chaude.

Tout à coup, un son de locomotive envahit le bar donnant le signal à tous les serveurs. Ils se mettent aussitôt à taper sur leurs plateaux parcourant toute la salle en se suivant à la queue leu leu. Ils sont fous ces mexicains! Simon mon ami breton-aztèque nous rejoint aux alentours de minuit et nous donne un petit coup de main pour finir la bouteille de tequila.

Vers 1h00 du matin, nous mettons le cap vers la maison d´une amie de Gina, l´endroit est reconnu comme le étant le QG de toutes les fins de soirée. Sur le chemin, nous faisons escale dans une petite boutique le temps d´acheter une nouvelle bouteille de José Cuervo, une fois de plus, c´est Gina qui régale. Nous déboulons dans la maison de l´amie de Gina, je salue gracieusement la foule qui s´y trouve. Un jeune s´approche de moi, il me propose de trinquer avec lui. Il termine son verre en faisant la grimace alors que j´ai l´impression d´avoir bu de l´eau. C´est à partir de ce moment que j´aurai du commencer à me méfier.

Cela fait un petit moment que j´échange quelques regards avec une jolie brune. Je lui propose une danse et en deux temps trois mouvements, nous enflammons la piste. Un cercle s´est formé autour de nous et les gens se sont mis à applaudir en rythme. Je leur réponds en lachant des grands "olé" du fond du coeur. Puis plus rien, c´est la dernière image qui m´est restée de la soirée...

Je suis réveille vers 12h30 chez un parfait inconnu, on me demande si je me rappelle de la soirée, je ne sais trop quoi répondre. On me dit que j´ai vomi. Je rigole en répondant certain de moi, "impossible". "Regarde ton pantalon", me dit Beto. Il est maculé de petites tâches rouges des restes de piment de la veille. Je découvre également une photo de moi...

C´est la première fois que cela m´arrive et je ne suis pas très fier, d´un autre côté, je n´ai absolument aucun souvenir de ce qui s´est passé après la danse et il semble que j´ai été sage, eux aussi. Je n´ai plus qu´une envie, c´est de poursuivre ma nuit qui m´a semblé bien trop courte. Hélas, hier soir j´ai promis d´aller voir la demi-finale du championnat de foot mexicain au stade de l´université et on m´a déjà payé le billet, je ne suis donc pas en mesure de refuser.

Nous entrons dasns le stade à 17h15, c´est complètement bondé. 2.0 pour Puebla. Pour aller en finale, les Pumas peuvent perdre d´un but. C´est le suspense! Dans les tribunes, les supporters se déchaînent, les insultes volent mais le climat est assez familial. Jusqu´à la dernière minute, tout le monde retient son souffle, à part moi qui prend plus de plaisir à regarder les gens s´exciter que les performances des deux équipes. On entend des "pumas, vamos cabrón" dans tous les sens. Puis 3 minutes avant la fin du match, c´est le but tant attendu! Explosion de joie, le stade est en folie, tout le monde se met à chanter: "como no te voy a querer..." Le coup de sifflet final annonce la victoire des pumas qualifiés pour la finale. Les joueurs de Puebla rentrent au vestiaire hués par le stade qui porter les couleurs des pumas.

En ce qui me concerne, il est temps de changer de paysage, j´ai assez festoyé dans la capitale. Il est temps de prendre les choses au sérieux. En route vers le Sud!

lundi 25 mai 2009

México, Méxiiiiiicoooooooooooo!

Les derniers jours passés dans la capitale ont été excellents. Une succession de bonnes rencontres dans l´auberge: Simon le breton aztèque, Angelo l´italien mi-philippin, Tobby l´irlandais, Amilie la québécoise, David le néo-zélandais, Lenzie l´australien, un sacré melting pot!

Nos journées ont été bien remplies. Lundi, ce fut la visite des ruines de Tehotihuacan. Mardi, la balade en vélo sur la grande avenue du "paseo de la reforma" accompagnée d´une balade dans le bois de Chapultepec qui nous permi de découvrir le zoo (de vrais gamins enchantés). Mercredi, la visite de Xochimilco, aussi appelée la venise mexicaine (les photos parlent d´elles-mêmes) suivie d´un passage à l´UNAM, la grande université de Mexico comprenant près de 200 000 étudiants. Le programme a donc été assez chargé.


Les ruines de Teotihuacan dans toute leur splendeur:



Au loin, la pirámide del sol.



Une vue sur la troisième plus haute pyramide du monde: la pirámide del sol.


Nos amies les mamies de Teotihuacan...


Un extrait de notre balade en vélo sur le paseo de la reforma:



Un panda au Mexique, mais où va le monde:



Quelques photos de Xoxhimilco, une oasis à la périphérie de la capitale.



Juanit, ta copine a acheté un bateau ici!

Le musée du bois de chapultepec possède de magnifiques fresques murales:





De cela ressortent quand même quelques anecdotes des plus sympathiques. Tout d´abord, je décerne la palme à ma rencontre avec David, mexicain qui vient de Rancho Nuevo, un petit village situé sur la côte Est dans l´état de Veracruz. Au premier abord, il est des plus sympathiques. Nous avons dès le début beaucoup discuté ensemble. Je lui racontai assez rapidement la raison de ma venue - le fait de vouloir rencontrer des petites communautés (de préférence indigènes) afin d´étendre notre projet initial (avec Stephen). Le but étant de fournir à ces communautés des outils pour qu´elles puissent monter des projets (éducatifs, agricoles, de tourisme) ayant pour but de favoriser le développement de ces regions - Il s´est montré très intéressé. C´est ainsi qu´il m´a aussitôt proposé d´aller faire un tour chez lui pour voir les possibilités d´extension du projet. Il mentionna également l´existence d´un projet de tourisme qu´il voulait lui-même mettre en place, projet qui pourrait bénéficier aux communautés indigènes alentours. Bref, une rencontre vraiment intéressante qui méritait de s´attarder sur la question...

Le soir avec mes nouveaux amis et David, nous décidâmes de sortir prendre un verre dans le quartier de la Zona Rosa. Nous cherchions en vain l´ambiance festive tant attendue puis nous terminâmes dans un bar presque vide. Au retour, Lenzie (un australien un peu fou) nous proposa de nous retrouver dans son dortoir afin de partager les deux bouteilles de Mezcalito
qu´il venait de se procurer (Le Mezcalito est une sorte Tequila extrêmement bon marché et particulièrement ravageusel).


Lenzie défiant le Mezcalito,

Lenzie après avoir bu une grosse gorgée de Mezcalito,

Le groupe réunit, David se situe au ñilieu au fond avec une chemise rouge rayée,


David le mexicain n´arrêtait pas de servir le verre central à ras-bord alors que nous le faisions tourner en faisant la grimace. Lenzie prenait volontiers les plus grosses gorgées. Il sombra dans le sommeil au bout d´une heure. La tâche de finir la bouteille fut donc plus ardue. Malgré les multiples encouragements de David qui soit dit en passant ne prenait pas une seule goute d´alcool, nous peinâmes à terminer la première bouteille. David voulait à tout prix que nous attaquâmes la seconde bouteille mais nous décidâmes d´en rester là jugeant plus sage d´aller nous coucher. Je fus surpris par un attouchement bien placé de David avant de quitter le dortoir.

Tobby et moi regagnâmes notre propre dortoir, nous étions seuls à l´occuper. L´idée de ne pas dormir dans le même dortoir que David me rassura après ce qu´il venait de se passer. A peine arrivés dans le dortoir, Tobby s´excalama: "Oh man, he´s a fucking gay!" Je compris aussitôt qu´il parlait de David. Lui-même avait été victime de qulque tentatives de ce dernier. Et il répéta: "yeah he´s afucking gay, he tried to touch me underneath my clothes"!

Après s´être tapé un bon fou rire, nous en arrivâmes à la conclusion que la vie de gay de David ne devait pas être facile dans un pays qui nous semblait être plutôt macho et moins tolérant que chez nous. Nous en fûmes quitte pour la soirée mais ce ne fut pas tout. Je savais que David était supposé la capitale vers 8h00 du matin pour rentrer à Rancho Nuevo. A 8h15, quelqu´un vint frapper à la porte alors que je sortai du lit fraîchement vêtu d´un caleçon. C´était David qui venait me demander mon adresse email. Je lui dit d´attendre sur le pas de la porte le temps de trouver de quoi lui écrire mon adresse. Il profita du moment pour approcher sa main droite et me dit d´une voix légêrement aïgue: "puedo tocarte"? (puis-je te toucher?) Je répondis d´une voix tranchante, incrédule: "no". Mais il se rapprocha un peu plus et insista "por favor, un tiempito no más", je rétorquai de nouveau par la négative en lui disant que je n´étaisd pas homosexuel. Il me répondis que lui non plus tout en continuant d´insister. Il voulait véritablement me pelotter les testicules. Je perdis patience et lui de partir sur le champ. Après un temps d´hésitation, il s´exécuta.

Je n´en croyai pas mes yeux de ce qu´il venait de se passer. Je le rattrapai pour mettre les choses au clair affirmant que si j´étais amené à un jour lui rendre une visite, qu´il ne me refasse lus jamais ce genre d´offre. Il avait l´air un peu embarrassé, c´était très bizarre. Après cette scène, je me sentai plus que jamais hétérosexuel.

Je regagnai le dortoir, Tobby dormait encore profondément. Au petit déjeuner, je racontai à tout le monde l´anecdote. David allait devenir malgré lui l´un de nos sujets de conversations préférés suscitant à coup sûr la rigolade générale. Son fameux "puedo tocarte" restera gravé dans nos mémoires.





dimanche 24 mai 2009

Arrivée à Mexico DF

Il est 00h30 dans la capitale mexicaine, c´est du canapé de Gina chez qui je suis hébergé que je me décide à reprendre la plume. J´ai décidé pour l´occasion de me placer drectement dans une ambiance mexicaine. C´est donc avec trois tequilas dans le nez et sur un fond de musique mariachis que l´inspiration me semble être la plus fertile.

Revenons donc quelques jours en arrière. Il est 13h30, je me pose à l´aéroport de Benito Juarez. Le voyage fut plutôt reposant: avec trois sièges de libres à mes côtés, la sieste fut très appréciée. C´est donc avec on ne peut plus d´excitation que je fais mes preñiers pas au Mexique. Premier métro, première rencontre. C´est Noé qui m´aborde avec un ton jovial. Ce doit être mon gros sac de voyageur qui lui à tapé dans l´oeil. Ce dernier ne cesse de me questionner sur mes origines, le but de mon voyage et comment c´est là-bas en Europe. Noé est artisant, son travail est assez varié allant de la confection de porte bonheur à la reproduction de symboles religieux en passant par l´art issue des civilisations précolombiennes. En tout cas ce dernier est on ne peut plus serviable, il se propose immédiatement de m´accompagner à me première destination. Notre discussion se termine par une poignée de main et par un échange de numéro de téléphone. Un peu pranoiaque, je n´oublie pas de me laver les mains. Même si il y a peu de gens portant le masque ici, je me suis laissé un peu endoctriné par les médias et la phobie s´est un peu emparée de moi. Si bien que je guette avec suspicion la moindre personne qui pourrait toussoter dans le métro. J´ai même du mal à m´adosser aux sièges m´imaginant toutes sortes de microbes prêts à me sauter dessus.

Me voilà enfin à l´arrêt du Zócalo. Je grimpe les marches deux par deux manquant d´être déséquilibré par la lourdeur de mon sac puis c´est le dépaysement le plus total: des percussions résonnent et des indiens costumés font des danses et des rituels devant mes yeux. Une forte odeur de mélange d´encens, d´herbes et d´aromates a envahit les rues. C´est le fameux copal que les indiens font brûler sur la grande place.






Un peu déboussolé, je prend mon guide et cherche une carte du centre histortique. Finalement, je décide de m´adresser à un cortège de policiers et leur demande où se trouve le Zócalo. C´est simple, je suis en plein dedans, je n´ai plus qu´à marcher un petit peu pour atteindre mon auberge.







Enfin libre de mon gros sac, je pars en direction du templo Mayor, ancien coeur de la capitale aztèque, la belle cité de Tenochtitlan. Je me perds dans les ruines et dans le musée qui lui rend honneur. En sortant, je ne me lasse pas d´admirer les danses précolombiennes et me laisse emporter par le rythme. Il est déjà 19h et je meurs de faim, ce qui me force à revenir vers l´auberge.









Dans les dortoirs, je croise Simon: un jeune francais qui a l´air fort sympathique. C´est un passionné de l´empire aztèque. Tout comme moi, il vient d´entamer son voyage mais lui en a pour 9 mois. Nous décidons donc d´aller manger ensemble pour faire plus ample connaissance. Sa conversation est des plus enrichissantes. Apprenti joaillier, il en connaît un rayon sur les croyances et l´histoire des aztèques. Il me fait donc une petite remise à jour de ma culture à grands coups de divinités aztèques aux noms tous plus tordus les uns que les autres: Huitzilopopchtli, Quetzalcoatl, Tlaloc...

Nous finissons donc la soirée ensemble dans le quartier de Garibaldi, haut lieu des mariachis, ces fameux musiciens toujours là pour chanter la sérénade lorsqu´un mexicain veut déclarer sa flamme avec style. Cela me laisse rêveur. Puis on nous fait signe de rentrer dans un bar et de jeter un oeil à l´intérieur. A notre grande surprise, c´est dans une boîte de striptease que nous déboulons, je retombe de mon nuage. Nous nous échangeons un regard puis un fou rire puis nous revenons vers l´auberge.

Une belle entrée en matière.

vendredi 22 mai 2009

Un nouveau départ.

Nous sommes à peine une vingtaine dans l´avion. Excepté moi, il n y pas l´ombre d´un touriste.
Il faut croire que l´épidémie qui fqit rage en ce moment en a découragé plus d´un. Ironie du sort, c´est pourtant moi ici qui joue le rôle du malade qui vient contaminer le Mexique. Cela fait quelques jours que j´ai attrapé un bon petit rhume et ce n´est pas les médicaments du pharmaprix qui semblent améliorer mon état.
Mais bon, cela ne résout pas mon problème actuel de savoir où je vais dormir ce soir. J´ai annoté le nom de quelqes auberges bon marché dans le centre historique de la capitale mais je préfèrerais me faire héberger par des bon vieux locaux.
Hélas, mes demandes sont pour l´instant restées sans réponses...

Le deuxième post arrive bientôt avec des photos... Désolé mais on m´appelle POUR FAIRE LA FÊTE, Un vendredi soir dans la capitale, ca ne se refuse pas!





Un petit survol de Mexico city...